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LES TROIS PERES FONDATEURS 

Le créateur de la Hetteen Hoist and Derrick est Edgar Hetteen, qui a pu développer son activité de réparation et de fabrication d’outils agricoles grâce au soutien financier de David Johnson, son beau-frère. 

 

Ce dernier lui envoyait en effet une partie de sa solde alors qu’il s’était engagé dans la marine américaine. Allan Hetteen, le jeune frère d’Edgar, de neuf ans son cadet, rejoint la société au tout début des années 1950 et fabrique avec David Johnson deux 1ers prototypes de motoneiges. 

 

Si Edgar se montre réticent au début, alors que la vente d’outils agricoles se développe, il ne tarde pas à croire en l’extraordinaire potentiel de la motoneige dans les régions du nord de l’Amérique, aux hivers très rigoureux. C’est d’ailleurs son engagement dans la promotion de la SNO – traveller, 1er modèle fabriqué en série par POLARIS, qui le conduit à quitter POLARIS suite à des désaccords avec quelques administrateurs. 

 

Ainsi l’homme à l’origine de l’entreprise la quitte 16 ans après sa création pour fonder celle aujourd’hui connu sous le nom d’ARCTIC CAT. En 1960 son frère Allan prend le relais, mais quitte la présidence de la société été lors de son rachat par TEXTRON en 1968 et meurs dans un accident de tracteur en 1973. 

 

Finalement, des trois pères fondateurs, seuls David Johnson ferra toute sa carrière au sein de POLARIS, notamment au poste de directeur adjoint jusqu’à sa retraite en 1988. Edgar Hetteen s’est quant à lui désengagé d’ARCTIC CAT en 1993, mais les 2 hommes se sont retrouvé en 2000 pour la réédition de l’excursion de 1930 km en Alaska qu’avait accomplie Edgar en 1960 et qui avait été à l’origine de son départ de POLARIS. Edgar et David ont été rejoint dans leur périple de l’an 2000 par Tom Tiller , PDG de POLARIS de 1999 à 2008. 

L'histoire de Polaris, bien que mouvementée dans ses jeunes années, évoque immanquablement le rêve américain. De trois pionniers bricolant dans un garage au sortir de la Seconde Guerre Mondiale à la multinationale au chiffre d'affaire annuel approchant les 2 milliards de dollars que l'on connaît aujourd'hui, la compagnie née dans l'état du Minnesota a su flairer les nouveaux marchés porteurs pour se développer ou - parfois - survivre. Si la motoneige a permis à Polaris de se faire un nom, le quad et le SSV ont pris aujourd'hui le relais et constituent désormais les deux tiers de son activité. Et malgré un passé vieux de plus de soixante ans, la marque à l'étoile (polaire) se montre plus innovante que jamais. 

  

Edgar Hetteen, fils d'immigrés suédois de 24 ans, retourne dans son Minnesota natal en 1944 après avoir participé à la Seconde Guerre Mondiale. Il a quitté l'école à l'âge de 14 ans, mais possède un certain don pour la mécanique. Dans la ferme familiale, il aimait déjà entretenir le matériel agricole aprè avoir trait les vaches et nourri le bétail, et va notamment occuper un job de mécanicien dans un garage Chevrolet avant de s’engager dans l'armée. Il décide donc de créer un atelier de construction et un magasin de matériel agricole pour les fermiers de la région .Il appelle son entreprise la Hetteen Hoist and Derrick . Son beau-frère, David Johnson, encore engagé dans la marine américaine, l’aide à démarrer son activité en lui envoyant une partie de sa solde, puis le rejoint physiquement en 1946. 

Dans l’après-guerre, les temps sont durs et la petite société se fait connaitre en fabricant toutes sortes d'outils à partir de ce que possèdent les fermiers. Et en dehors de la saison agricole, la société répare toutes sortes d’outils. L’activité de l’entreprise est en plein développement lorsqu’Allan Hetteen, frère cadet d’Edgar, la rejoint à l’aube des années 1950. En 1954, elle change de nom pour devenir POLARIS Industries, pour deux raisons. D’abord, avant l’intégration de l’Alaska dans l’état fédéral, la ville de Roseau dans le Minnesota constituait le point le plus septentrional des états Unis, dépassant le 49ème parallèle nord, d’où la référence à l’étoile polaire ou “Polaris” en latin. 

  

LES BALBUTIEMENTS DE LA MOTO NEIGE 

 

La situation géographique de Roseau, implique des hivers très rigoureux où la neige tombe en abondance. A tel point que les déplacements deviennent difficiles et les autochtones doivent donc aller pêcher ou chasser avec des skis ou des chaussures spéciales. L’idée de fabriquer un premier prototype de moto neige est donc venu tout naturellement, mais il a fallu qu’un client, Pete Paterson, demande à Polaris de lui fabriquer un traineau à moteur pour provoquer un déclic. 

 

David Johnson et 2 autres employés travaillent ainsi sur ce prototype pendant leur temps libres. Mais, au retour d’une tournée commerciale fatigante, Edgar, plutôt concentré sur la vente de ses machines qui fabriquent des ballots de paille, reproche à son associé David, d’avoir perdu du temps et de l’argent avec un tel engin. 

 

Il ne tarde cependant pas à réviser son jugement et a effectuer quelques modifications qui aboutirons à la SNO-TRAVELLER, mise au point par Allan Hetteen en 1956, 1ère moto neige POLARIS à être construite en série. Désormais convaincu de l’utilité de ce type de véhicule en hiver, que ce soit pour les déplacements, les loisirs ou pour travailler, Edgar Hetteen, qui sera surnommé plus tard le “père de la motoneige” met désormais tout en œuvre pour faire connaitre et populariser la SNO-TRAVELLER. 

POLARIS vend ainsi plus de 300 motoneiges durant l’hiver 1956-1957, alors que le canadien Joseph-Armand Bombardier se lance lui aussi sur le marché. Mais un tournant historique touche POLARIS en 1960. En mars, Edgar s’aventure dans un périple de 1930Km en Alaska afin de prouver la fiabilité et les qualités de son produit. Seulement, 2 administrateurs de POLARIS Ind. Voient d’un mauvais œil cette expédition et trouve surtout que le président de la société n’a pas sa place dans un tel voyage. Il n’en faut pas plus à Edgar pour se fâcher et céder ses parts en juin afin de créer sa propre société qui voit le jour en janvier 1961 à Thief River Falls, 120 Km plus au sud, sous le nom de Polar Manufacturing. 

  

L’un des 3 fondateurs de POLARIS Ind. se retrouve ainsi à la tête d’un concurrent connu aujourd’hui sous le nom d’Arctic Cat. 

Edgar ne se retirera qu’en 1993, juste avant l’apparition des Quads chez cette marque. 

Après quelques modifications et corrections, sortie en 1965 de la Mustang qui plait aux clients. Son succès dura jusqu’en 1973. 

Il y a également un autre problème, Alan Hetteen, qui n’a pas suivi d’études supérieures ne se sent pas capable d’accompagner seul le développement exponentiel de POLARIS. Il souhaite faire appel à une aide extérieure tout en veillant à la pérennité du site de production de Roseau, primordial pour l’emploi dans cette région des USA. Des négociations aboutissent donc en 1968 au rachat de POLARIS par la multinationale TEXTRON qui fabrique entre autre des hélicoptères et des charriots de golf. HERB Graves, transfuge de TEXTRON récupère la présidence de la filiale POLARIS, tandis que David Johnson reste vice-président. Ce dernier est le dernier des 3 pères fondateurs à continuer sa carrière au sein de POLARIS. Alan Hetteen se retire en effet car il considère avoir participé à 3 changements majeurs en 10 ans et qu’il doit passer la main. Il meurt accidentellement en 1973 à l’âge de 44 ans. 

  

LES ANNEES TEXTRON 

 

L’audace d’une filiale de multinationale n’est pas aussi importante que celle d’une petite société indépendante dirigée par des patrons qui mettent les mains dans le cambouis. POLARIS se cantonne donc dans les années 1970 à la fabrication de moto neige, ce qui lui rapporte toutefois beaucoup d’argent car les ventes battent tous les records. Au début de la décennie ce marché atteint en effet les 500.000 ventes annuelles, un pic jamais égalé depuis. 

 

Il existe jusqu’à 63 marques de moto neige dans le monde et 40% des parts de marché sont alors détenues par Bombardier, tandis que POLARIS, ARTIC CAT, SCORPION et SNO-JET se partage également 40%. A noter 1/3 des motos neige produites en Amérique du Nord provient du Minnesota. C’est également l’époque des 1er succès en compétition, des spectacles d’acrobates, ou encore de l’établissement de records au guidon de moto neige POLARIS. Mike Baker bat ainsi le record du monde de vitesse en 1972 avec 176.82Km/h. 

 

En 1977, la marque à l’étoile Polaire lance la TX-L à refroidissement liquide, qui se montre redoutable en compétition. Mais les 2 chocs pétroliers portent un coup fatal à de nombreux fabricants de motos neige et les ventes s’effondrent à 200.000 unités en 1980, puis 80.000 en 1983. 

 

Pour TEXTRON la filiale rentable se transforme en boulet et il est décidé de vendre POLARIS en 1981. Un groupe d’administrateurs de POLARIS, mené par son président HALL Wandel Jr, se porte candidat et rachète la filiale qui redevient ainsi indépendante. Pour la petite histoire, POLARIS Ind. tente à cette époque de racheter ARCTIC CAT, en grande difficulté, mais l’échec de la transaction conduit à la faillite de la 2ème compagnie créée par Edgar Hetteen. 

POLARIS se retrouve donc quasiment sans concurrent sur un marché sinistré, mais elle est redevenue indépendante et retrouve son audace des débuts. 

DES COUPS DE GENIE 

 

Le début des années 1980 correspond à  

quelques années de vaches maigres pour POLARIS. La moto neige ne se vend plus et il faut se diversifier dans d’autre secteurs d’activité. Cela tombe bien, car une nouvelle mode apparait aux USA grâce au lancement de plusieurs modèles de marques Japonaises. Après s’être essayé à l’ATC dès 1981, POLARIS lance donc son 1er Quad en 1985, le TrailBoss 250 ES. Le succès est immédiat car la majorité des 2 millions de quads en service dans le monde, au milieu des années 1980, se situe en Amérique du Nord. 

 

La marque abandonne son 3 roues 1 an après, essentiellement pour des raisons de sécurité, pour se consacrer ainsi au développement de sa gamme de quad. Ce phénomène constitue une véritable aubaine pour le constructeur qui peut équiper ses quads du même moteur et embrayage que ses motos neige, tandis que les réseaux de distribution sont les mêmes. Les concessionnaires y trouvent d’ailleurs leur compte car cela leur procure une activité permanente tout le long de l’année. Encore une fois POLARIS arrive au bon moment et améliore grandement son bénéfice grâce au Quad. Les ventes rapportent 40 millions de dollars des années 1986, et c’est sur cette santé retrouvée que David Johnson, dernier fondateur encore en poste chez POLARIS, tire sa révérence en 1988 

  

UNE VERITABLE MULTINATIONALE 

 

Commence alors une ascension qui mène POLARIS au sommet. Les innovations techniques se succèdent, la marque surfe sur la vague de la moto marine et commercialise son 1er Jet au début des années 1990. Une nouvelle fois, ce type de véhicule reprend des organes déjà utilisés sur les quads et moto neige, ce qui permet d’effectuer des économies à grandes échelles, et donc d’engranger des bénéfices. En 1993, les plus de 2000 employés bénéficient de l’actionnariat salarié pour se partager 6.8 millions de dollars tandis que le chiffre d’affaire atteint le milliard de dollars en 1995. Le mythique SPORTSMAN fait son apparition en 1996, tandis que le SSV RANGER, reprenant la base technique des quads, est lancé en 1997 et la marque de moto VICTORY l’année suivante. Les innovations et les nouveautés s’enchainent et s’accélèrent au tournant du siècle, lorsque Hall Wendel, le PDG cède sa place à Tom TILLER. Celui-ci annonce en effet dès sa prise de fonction un plan visant à doubler les ventes en 4 ans. Il compte sur les bénéfices records accumulés les années précédentes pour acquérir quelques sociétés qui lui permettront d’atteindre ses objectifs, ou encore pour multiplier les partenariats avec des licences très connues aux USA comme la NASCAR. Dès lors, le quad et le SSV deviennent la principale activité de la multinationale qui développe son emprise à l’étranger. La filiale française introduit ainsi son premier modèle homologué en 2003, tandis que les innovations redoublent d’intensité. Injection en 2004, suspension arrière indépendante sur le sportif outlaw en 2006, lancement du super sportif outlaw 525 en 2007, fruit du partenariat rapproché avec KTM, commercialisation du RZR sportif RZRS en 2008, introduction de la direction assistée électrique sur les SPORTSMAN en 2009 ou encore restylage de plusieurs modèles phare en 2010, POLARIS surprend désormais à chaque millésime. Cette culture de la nouveauté permanente finie par payer et la marque passe par exemple devant Kymco pour devenir pour la première fois numéro 1 en France en 2008. 

Place qu’elle détient de nouveau après le premier trimestre 2010. 

Et si aujourd’hui Tom Tiller a cédé sa place à Scott Wine, la dynamique de sa politique, qui a permis à POLARIS de peser désormais la bagatelle de 2 milliards de dollars, semble perdurer. 

D’autres innovations : le premier véhicule électrique de son histoire, le RANGER EV. Du haut des 56 ans, la firme n’a jamais été autant en forme et les premiers à en profiter sont les clients. Ceux- ci ne si trompent pas et son d’ailleurs plus de 13.000 à avoir déjà adhéré au club POLARIS France. Un véritable plébiscite! 

L’ASCENSION D'UN GEANT AMERICAIN